Pourquoi le Turkménistan
Il y a des destinations que l'on visite pour se détendre, et d'autres qui vous changent. Le Turkménistan est de ceux-là. Septième pays le plus fermé au monde, ce géant d'Asie centrale de 488 000 km² vit en grande partie hors du regard international, un isolement qui lui a permis de conserver intact quelque chose de rare : une altérité absolue.
La première image qui vient à l'esprit est celle de la Porte de l'Enfer, ce cratère de gaz naturel en feu depuis 1971 dont la lueur orange teinte le ciel du Karakoum à des kilomètres à la ronde. Mais le Turkménistan, c'est aussi Achgabat, capitale de marbre blanc où des palais pharaoniques bordent des avenues désertes, comme une ville-fantôme bâtie pour l'éternité. C'est Merv, l'une des plus grandes cités du monde médiéval, dont les ruines se fondent dans le sable du désert. C'est Köneürgench, dont le minaret centenaire domine les plaines du nord.
Voyager ici, c'est accepter un cadre strict : la lettre d'invitation, le guide agréé, les checkpoints. Mais c'est aussi la certitude de traverser un pays que très peu d'Européens ont vu, porté par une hospitalité aussi sincère qu'inattendue et des paysages d'une beauté minérale et désertique à couper le souffle.


















