Pourquoi Singapour
En cinq jours, Singapour réécrit ce qu'on pensait savoir de l'Asie. Cette cité-État grande comme dix fois Paris concentre trois civilisations en pleine vitalité : la Chine des commerçants hakkas, l'Inde tamoule des coolies et des marchands, le monde malais de Raffles et du sultanat de Johore. Et par-dessus tout cela, un vernis britannique et une ambition de grandeur qui n'a pas de précédent dans la région. Le résultat est une ville où l'on peut dîner de dim sum le matin, de biryani à midi et de laksa le soir, sans jamais sortir du même quartier.
Mais Singapour n'est pas un musée à ciel ouvert. C'est une métropole en perpétuel chantier, qui construit vers le haut et rêve en grand. Marina Bay Sands a changé la silhouette de la ville en 2010 comme l'Opéra avait changé celle de Sydney ; Gardens by the Bay avec ses Supertrees de 25 mètres illuminés chaque soir a redéfini ce qu'un jardin peut être. L'ArtScience Museum, la bibliothèque en spirale de la National Library, les hôtels de Kampong Glam reconvertis en galeries : partout, la ville mêle patrimoine et futur avec une désinvolture déconcertante.
Pour le voyageur français, Singapour est souvent une étape au sein d'un circuit Asie du Sud-Est, une nuit de transit qui se mue en révélation. Ceux qui lui consacrent une semaine reviennent avec une question : pourquoi ne pas y vivre ?















