Pourquoi l'Oman
L'Oman est une anomalie heureuse dans le paysage du tourisme moyen-oriental. Pas de skyline de verre et d'acier, pas d'ambition démesurée : la péninsule Arabique telle qu'elle existait avant le pétrole, conservée presque intacte dans ses forts de terre battue, ses oasis irriguées par des falaj millénaires et ses villages perchés sur des crêtes de granite. Le Sultan Qaboos, qui régna de 1970 à 2020, a fait de la préservation du patrimoine et de l'hospitalité une politique d'État. Le résultat est un pays où l'on peut boire un café d'épices avec un éleveur de dromadaires le matin, plonger dans un wadi aux eaux turquoise l'après-midi et dîner de langouste fraîche face au golfe d'Oman le soir.
La diversité des paysages surprend. En une semaine, on passe des dunes de Wahiba Sands (12 500 km² de sable doré, des crêtes à 100 mètres) aux fjords de Musandam, aussi spectaculaires que les fiords norvégiens mais baignés d'une eau turquoise translucide. Entre les deux, les montagnes du Hajar occidental dépassent 3 000 mètres et cachent des villages de rose de Damas et des champs de grenade. Au sud, Salalah vit chaque été un paradoxe botanique unique dans la péninsule : la mousson du Dhofar y fait pousser une végétation luxuriante sur des falaises qui donnent sur l'Arabie Saoudite.
L'Oman est aussi un pays qui n'a pas encore cédé à la masse. Les circuits y restent intimistes, les sites peu saturés, les habitants d'une gentillesse authentique qui n'a rien de la performance touristique. C'est précisément ce que beaucoup cherchent sans le trouver dans des destinations plus couvertes.

















