Pourquoi Gozo
Au nord-ouest de Malte, séparée de l'île principale par un chenal que le ferry traverse en vingt-cinq minutes, Gozo est l'une des grandes surprises de Méditerranée. Plus petite, plus verte, plus silencieuse que sa voisine, elle ressemble à ce que Malte était avant le tourisme de masse : des falaises de calcaire doré tombant à pic dans une mer d'un bleu presque agressif, des villages où le temps semble ralenti, une cuisine de terroir généreuse faite de capunata, de fromage gbejna et de ftira au four.
L'île se traverse en voiture en moins de quarante minutes, mais elle réserve une densité de sites remarquables qui défie sa superficie. La Citadelle de Victoria domine tout du haut de ses remparts médiévaux. À Xaghra, les temples de Ggantija défient les siècles depuis 3 600 av. J.-C., soit plus vieux que Stonehenge d'un millénaire. À Dwejra, le Blue Hole figure parmi les cinq meilleurs sites de plongée de Méditerranée, avec une visibilité régulièrement supérieure à trente mètres.
Ce qui fait la singularité de Gozo, c'est aussi son rythme. On ne vient pas ici pour cocher des sites, on vient pour s'installer, louer une maison de pierre dans un village, manger le soir au bord de l'eau à Xlendi ou Marsalforn, et plonger le matin dans une crique qu'on est presque seul à connaître. Gozo est le choix des voyageurs qui ont compris que le luxe véritable, c'est le calme.















