Pourquoi la Géorgie
Il y a des pays qui vous surprennent à chaque tournant. La Géorgie en est un. À quatre heures de Paris, coincée entre les neiges éternelles du Grand Caucase et les rivages subtropicaux de la mer Noire, elle tient dans un seul territoire ce que d'autres continents séparent sur des milliers de kilomètres : des monastères du XIe siècle perchés face à des glaciers, une vieille ville aux balcons en bois sculpté où la nuit commence à minuit, et des vignobles qui pratiquent la même vinification en amphore d'argile depuis 8 000 ans.
Tbilissi est la porte d'entrée et déjà un choc : le quartier d'Abanotubani et ses dômes de bains souffrés semblent surgir du fond des âges, tandis que les terrasses de la forteresse de Narikala illuminée dominent une ville qui bat jusqu'à l'aube. Montez vers Kazbegi et la Route Militaire Géorgienne, et vous découvrirez l'autre Géorgie : des gorges vertigineuses, des villages de pierre grise accrochés à flanc de montagne, et l'église de la Trinité de Gergeti qui se découpe sur fond de ciel et de neige à 2 170 mètres. L'image la plus photographiée du Caucase, et à raison.
Ce qui fait la singularité de la Géorgie, c'est aussi la chaleur de ses habitants. La table géorgienne, le supra (banquet traditionnel), est une institution : le tamada (maître de cérémonie) lève son verre au toast des convives pendant des heures, et les plats s'enchaînent sans fin. Le khinkali (raviolis géants au bouillon), le khachapuri (pain au fromage fondu avec un oeuf), le mtsvadi (brochettes au feu de bois) : la cuisine géorgienne est l'une des plus généreuses et des moins connues du monde.



















