Conseils pratiques
Formalités
Les ressortissants français obtiennent un visa à l'arrivée à l'aéroport de Moroni (HAH), pour une durée de 45 jours. Prix indicatif : 30 EUR (avoir la somme en liquide, euros ou dollars acceptés). Passeport valide 6 mois au-delà de la date de retour. Aucune démarche à faire avant le départ.
Paludisme obligatoire : Le traitement antipaludéen est impératif avant tout départ. La souche locale est résistante à la chloroquine. Consultez votre médecin au moins 4 semaines avant le départ pour un traitement à base d'atovaquone-proguanil (Malarone), de doxycycline ou de méfloquine. Utilisez répulsifs à forte concentration de DEET et moustiquaire imprégnée systématiquement la nuit.
Vaccins recommandés : DTP, hépatite A, hépatite B, typhoïde. Vérifiez votre vaccination rougeole (recrudescence mondiale 2026). La fièvre jaune n'est pas exigée sauf si vous venez d'un pays d'endémie.
Saison des cyclones : Décembre à mars, les dépressions tropicales peuvent provoquer des interruptions de vols inter-îles et des fermetures de plages. Surveillez les bulletins météo de Météo-France Océan Indien.
Se déplacer
Les liaisons inter-îles se font en avion (Ewa Air entre Moroni, Anjouan et Mohéli, 30-50 EUR le trajet) ou en bateau rapide (moins cher mais plus aléatoire selon la météo). Les trajets en bateau peuvent être agités : prévoir médicament contre le mal de mer.
Sur chaque île, les taxis-brousse collectifs (souvent des Peugeot 504 ou Toyota) constituent le transport public de base. Négociez le prix avant de monter : comptez 1 à 3 EUR pour les trajets courants. La location de moto avec guide local reste la meilleure option pour les zones reculées. Les routes de montagne vers le Karthala ou l'intérieur d'Anjouan nécessitent un 4x4.
Argent : Emportez suffisamment d'euros ou de dollars à changer à l'arrivée. Les distributeurs automatiques se concentrent à Moroni et sont parfois en panne. Les cartes bancaires ne sont acceptées que dans les rares grands hôtels.
Culture et usages
Les Comores sont un pays à majorité musulmane (99% de la population). La discrétion vestimentaire est de rigueur, surtout dans les villes et les médinas : épaules couvertes et pantalons longs recommandés pour les femmes et les hommes dans les espaces publics. Sur les plages, le maillot de bain est accepté.
Le vendredi est le jour de prière : certains commerces ferment en milieu de journée. Pendant le Ramadan (dates variables), évitez de manger ou boire en public dans la journée par respect pour les habitants.
La langue de communication avec les étrangers est le français, parfaitement maîtrisé dans les villes. Dans les villages reculés, le shikomori (comorien) ou l'arabe prévaut. Quelques mots de comorien (« Kwezi ? » pour « Comment ça va ? », « Ndzima » pour « Bien ») sont toujours appréciés.
Les pourboires ne sont pas systématiques mais valorisés : 10% dans les restaurants et 2-5 EUR pour les guides locaux sont des gestes bienvenues dans ce pays parmi les plus pauvres d'Afrique.