Pourquoi le Cameroun
Nulle part ailleurs sur le continent un seul pays ne condense autant de visages : désert de l'Extrême-Nord, savane sahélienne à éléphants, hauts plateaux de l'Adamaoua, forêt équatoriale primaire parmi les plus denses du monde, volcan actif culminant à 4 095 mètres, plages de sable blanc bordées de cocotiers et de cascades se jetant dans l'Atlantique. Le surnom « Afrique en miniature » n'est pas une formule touristique, c'est une description géographique précise.
Le Cameroun se mérite. Les routes sont parfois difficiles, le visa est obligatoire, et les zones anglophones du nord-ouest restent interdites d'accès depuis 2016. Mais ces contraintes filtrent les voyageurs pressés au profit de ceux qui cherchent l'Afrique authentique, avant que le monde ne la découvre. Ici, les forêts du Lobéké résonnent encore des cris des gorilles à l'aube, les troupeaux d'éléphants de Waza s'abreuvent sans public, et les Baka qui guident en forêt n'ont pas changé leurs méthodes depuis des générations.
Pour qui accepte de sortir de sa zone de confort, le Cameroun offre des expériences que l'on retrouve nulle part ailleurs en Afrique de l'Ouest ou centrale : voir un gorille de plaine à quelques mètres dans une clairière forestière, grimper un volcan actif depuis la mer jusqu'à la neige en trois jours, ou entendre les chutes de la Lobé gronder avant de les voir tomber directement dans l'Atlantique. Ces moments-là ne s'oublient pas.

















