Pourquoi le Botswana
Il y a des pays qui tiennent leurs promesses dès la première heure. Le Botswana en fait partie. À peine sorti de l'avion à Maun, la chaleur sèche, l'odeur de la brousse et les premières silhouettes d'éléphants au loin signalent que l'on a quitté le monde ordinaire. Ce pays enclavé au coeur de l'Afrique australe a fait le choix délibéré d'un tourisme restreint et de haute qualité : peu de visiteurs, de vastes territoires préservés, et une faune qui se comporte comme si l'homme n'avait jamais vraiment imposé sa loi.
Le Botswana, c'est d'abord une conviction : celle que la nature doit occuper la première place. La réserve du Kalahari central couvre à elle seule 52 000 km², soit la surface de la Croatie. Le parc national de Chobe héberge la plus grande concentration d'éléphants du continent, estimée à 130 000 individus. Et le delta de l'Okavango, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, est l'un des seuls deltas intérieurs de la planète, un miracle hydrologique où les eaux de pluie angolaises, après un voyage de quatre mois, viennent inonder le désert du Kalahari pour créer un labyrinthe de canaux, d'îles flottantes et de lagunes cristallines.
Ici, un safari ne ressemble pas à une procession de véhicules sur une autoroute de latérite. Les camps sont souvent accessibles uniquement en avion léger. Les guides emmènent leurs hôtes à pied dans la brousse, ou en mokoro (la pirogue traditionnelle creusée dans un tronc d'arbre), au ras de l'eau et des nénuphars. C'est cette intimité avec le sauvage, cette absence de barrière entre le voyageur et la nature, qui fait du Botswana l'une des expériences safari les plus profondes que l'on puisse vivre.



















